Les sabotiers

1/ Les sabotiers
2/ Le monde à part des sabotiers
3/ Les cordonniers du bois
4/ Les Familles de Sabotiers
5/ Le travail du sabot
6/ Traditions - Remerciements

par Simone Lagoutte.


  "...En passant par la Mayenne, avec mes sabots...
Rencontré tous ses ancêtres, avec leurs sabots..."


 



Photographie : Annie CANDURO, 1994

Maurice, mon mari, parlait souvent de son grand-père et de son oncle Jules, tous deux sabotiers à Saint-Denis-de-Gastines en Mayenne, au début du siècle.
Assez curieusement, ils ne lui avaient jamais raconté qu'ils tenaient ce beau métier de leurs parents et grands parents.


Mais quand nous eûmes contracté le virus de la généalogie, quelle ne fut pas notre surprise, en "remontant l'arbre", de n'y trouver que des sabotiers, mariés à des sabotières, et ce, sur plus de dix générations ! (précédemment les métiers étaient rarement mentionnés dans les actes d'état civil).
L'apprentissage se faisait toujours en famille. Il fallait bien cinq années pour savoir faire de bons sabots. Le métier se transmettait ainsi, de génération en génération, à tous les enfants, filles et garçons, d'où de véritables "dynasties de sabotiers".

Collection de cartes postales de nos cousins Pierre et Daniel La Goutte :
"Le château de mes ancêtres était une cabane de sabotiers et je suis heureux, dans ce monde qui perd ses repères, de pouvoir revendiquer ces racines à la terre. De ce château, il restait encore les fondations dans un petit bois près d'Ernée quand j'étais gosse, et c'est là qu'était né mon grand-père." Pierrot.


Photo de Titre : paire de sabots découverts à bride, sculptés (collection Melin).
D'après une photo aimablement prêtée par M. Roger Verdier.


Chef-d'œuvre d'un artisan sabotier

Ci-dessus, détail d'un sabot sculpté au motif "raisins"


Simone Lagoutte est de nationalité française, mais une bonne partie de ses ancêtres est originaire de la région de Marcourt, près de Laroche-en-Ardenne, en Belgique.

Comme membre de Wallonia, elle est très active dans les dépôts d'Archives Belges.
Nombreux sont donc ceux qui ont pu la rencontrer lors de leurs recherches...

Cependant, la diversité de ses lignées françaises la fait participer aux travaux de plusieurs cercles de l'Hexagone.

Dans l'Ouest, les recherches des origines de son mari, Maurice LAGOUTTE, lui ont fait découvrir le monde fermé, mais fascinant, des sabotiers.

Pour tous ses amis, elle nous a demandés de poster sur le Web une version HTML de l'article qu'elle a rédigé et publié en juin 1996 dans la revue N°19 de l'EGBMN (Entraide Généalogique BRETAGNE-MAINE-NORMANDIE)

Hubert Barnich

Suite : le monde à part des sabotiers

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© Simone Lagoutte 2004/2014
Mise à jour du samedi 11 janvier, 2014